Blessé en opération : quel accompagnement ?

10/04/2017

Blessé en opération : quel accompagnement ?

L’intensité et la nature des engagements opérationnels de l’armée française impliquent toujours un nombre élevé de blessures. Physiques ou psychiques, ces blessures font l’objet d’un véritable accompagnement déployé par de nombreux acteurs.

Coopérer pour la reconstruction du blessé

En novembre dernier, le Grand Débat, organisé sous l’impulsion de la fédération Tégo, a réuni un grand nombre d’acteurs de l’accompagnement des blessés. L’objectif était de réfléchir à la manière de coopérer davantage pour que le dispositif d’accompagnement soit cohérent et vise un seul but : le bien-être du blessé et sa reconstruction.

Les acteurs phares

  • Terre Fraternité : née après le bombardement du détachement de Bouake (RCI) en novembre 2004 qui a fait dix morts et 40 blessés, cette association répond aux besoins des blessés et de leurs familles, et met en place des actions de solidarité immédiates, comme la prise en charge des frais de transport, d’hospitalisation, de rapatriement ou de visite pour les familles.
  • Solidarité défense : créée en 1994 pour aider les blessés qui connaissent à leur retour d’OPEX, des situations difficiles, parfois dramatiques, toujours douloureuses, l’association mène de multiples actions : colis de Noël envoyés à tous les militaires en opérations, visites à l’hôpital, soutien dans la durée, appui à la réinsertion...

En marge des grandes associations connues et reconnues, de petites nouvelles sont arrivées dans l’accompagnement du blessé

  • L’association Ad Augusta : depuis 5 ans, elle accueille et accompagne les blessés de la Défense en perte de repère suite à un événement traumatique, consécutif ou non à une blessure physique. Les blessés qui rejoignent l’association, sur le conseil d’un médecin, d’une cellule d’aide ou d’un camarade blessé, vont réaliser un parcours en deux étapes : la première, la formation initiale, vise à resocialiser les blessés, à les ramener dans la communauté des vivants. Après cette phase, le groupe de blessés se lance dans un projet commun concret, où chacun aura une responsabilité et devra s’impliquer. Cette étape prépare les blessés, sans stress et à leur rythme, à envisager une réinsertion professionnelle et à poursuivre le chemin de la résilience, avec les autres acteurs de l’accompagnement et de la reconversion.

Les blessés qui rejoignent l’association, sur le conseil d’un médecin, d’une cellule d’aide ou d’un camarade blessé, vont réaliser un parcours en deux étapes : la première, la formation initiale, vise à resocialiser les blessés, à les "ramener dans la communauté des vivants", comme l’explique Thomas Janier : "le fait d’être ensemble, dans un endroit sécurisé, leur fait prendre conscience qu’ils doivent recrée des relations de confiance avec les autres. Nous y arrivons grâce à des exercices de mise en situation concrète."

Après cette phase, le groupe de blessés se lance dans un projet commun concret, où chacun aura une responsabilité et devra s’impliquer. Cette étape prépare les blessés, sans stress et à leur rythme, à envisager une réinsertion professionnelle et à poursuivre le chemin de la résilience, avec les autres acteurs de l’accompagnement et de la reconversion.

Chiffre clé

10 000 euros : c’est le coût global d’une formation initiale d’une semaine qui permet la prise en charge complète de 15 blessés dont 10 nouveaux arrivants. L’encadrement est entièrement bénévole et l’association vit grâce aux dons.

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