Blessé en opération : quel accompagnement ?

10/04/2017

Blessé en opération : quel accompagnement ?

L’intensité et la nature des engagements opérationnels de l’armée française impliquent toujours un nombre élevé de blessures. Physiques ou psychiques, ces blessures font l’objet d’un véritable accompagnement déployé par de nombreux acteurs.

Reconnaître la blessure

Premier acteur à entrer en jeu lorsque la blessure survient, le service de santé des armées apporte les premiers soins aux militaires blessés et les prend ensuite en charge dans les hôpitaux militaires pour les soins de suite et de réhabilitation.

Parallèlement, le chef de corps, en liaison avec le médecin référent et l’assistant de service social du corps communiquent les informations utiles à la famille du blessé.

La cellule d’aide aux blessés, différente selon chaque armée, entre en action et occupe le rôle de tour de contrôle. Elle renforce le lien entre les parties prenantes, accompagne le blessé dans ses démarches administratives qui sont nombreuses : le militaire blessé doit faire constater son état de santé, faire établir un rapport circonstancié et ouvrir un dossier de pension militaire d’invalidité. Cette étape permet d’établir la preuve que la blessure a été causée par le fait ou à l’occasion du service et déterminera ensuite le droit à la pension militaire d’invalidité.

Interview CABAT

Antoine Brulé, Chef de la Cellule d’Aide aux Blessés de l’Armée de Terre.

Quelles sont les missions de la CABAT ?

Depuis 1993, la CABAT accompagne les blessés de l’armée de Terre. En 2010, elle a changé de nature et suit les veuve et les blessés sur un parcours complet, depuis l’accident jusqu’à la reconversion. Notre mission est simple : nous ne devons laisser personne sur le bord de la route. Dans un premier temps, la CABAT a une mission de coordination entre les différents acteurs qui accompagnent le militaire blessé et une mission de conseils pour ce qui relève de l’administratif. Quand le militaire est placé au bout de 6 mois de congé maladie sous la responsabilité du Groupement de soutien des personnels isolés, la CABAT a pleine responsabilité de l’accompagnement : nous proposons un suivi individualisé, pour aider le blessé dans ses démarches (demandes de pension, assurance,…) et dans sa reconstruction, à travers des stages sportifs. Depuis 1993, la CABAT est venue en aide à près de 11 000 blessés. Si beaucoup retrouvent un poste au sein du ministère de la défense, d’autres doivent être réorientés et demandent un accompagnement spécifique.

Quels sont les axes de travail pour toujours mieux accompagner le blessé ?

La CABAT souhaite développer certaines activités en région : nous menons une expérimentation à Bordeaux pour relayer nos actions et faire en sorte que les blessés psychiques notamment puissent consulter près de chez eux même s’ils habitent en province. Parallèlement, nous travaillons à développer notre réseau d’entreprises partenaires pour que la reconversion du militaire blessé et les stages en immersion qui l’accompagne puissent être réalisés près du domicile du blessé, afin de ne pas lui imposer une mobilité géographique.

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