Blessé en opération : quel accompagnement ?

10/04/2017

Blessé en opération : quel accompagnement ?

L’intensité et la nature des engagements opérationnels de l’armée française impliquent toujours un nombre élevé de blessures. Physiques ou psychiques, ces blessures font l’objet d’un véritable accompagnement déployé par de nombreux acteurs.

Réinsérer

Quand sa blessure est consolidée, le militaire peut envisager un nouvel avenir : soit il réintègre son unité en tant que militaire après son congé maladie, soit il retourne à la vie civile. Pour l’accompagner dans cette reconversion, le ministère de la Défense a créé un pôle unique, l’Agence de reconversion de la défense (ARD) - Défense Mobilité, dont les prestations sont entièrement accessibles aux militaires blessés en opérations.

Défense Mobilité collabore avec l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (l’ONAC-VG), ainsi qu’avec les cellules d’aide aux blessés des trois armées afin de faciliter les procédures et les relations d’accompagnement des militaires en situation de transition professionnelle.

Le sport joue également un rôle prépondérant : chaque année, les rencontres militaires blessures et sport accueillent une quarantaine de militaires blessés et leur font découvrir des activités sportives adaptées à leur handicap. Les armées, le service de santé des armées et le club sportif de l’Institution nationale des Invalides organisent chacun au profit des blessés des stages sportifs thématiques.

Témoignage blessé

L’adjudant Raphaël Perriraz a été blessé lors d’une opération de lutte contre l’orpaillage en Guyane en 2012.

"Le 27 juin 2012, j’ai participé à une opération contre un site illégal d’orpaillage. Alors que mes collègues et moi progressions à pied, nous avons été pris à parti par des tirs. Deux de mes collègues ont été tués. Pour ma part, j’ai été blessé au bras droit et au genou gauche.

J’ai immédiatement été pris en charge par l’auxiliaire sanitaire présent sur place puis évacué à Cayenne avant d’être rapatrié en métropole. J’ai été hospitalisé à Percy où j’ai subi 14 opérations.

Ma famille a également été ramenée en France et logée. L’action sociale m’a beaucoup aidé car je ne savais pas du tout ce que je devais faire pour constituer mon dossier, demander des aides. J’ai bénéficié d’une aide financière pour réinstaller ma famille.

Après mon hospitalisation et la rééducation, j’ai participé à un stage de ski avec le Centre sportif des Invalides (CSINI). J’ai très vite retrouvé le goût du sport et je me suis inscrit aux Rencontres militaires blessures et sport. J’ai découvert le tir à l’arc, une véritable révélation.

Depuis, j’enchaîne les compétitions comme les jeux mondiaux militaires et les championnats de France. J’ai la chance de pouvoir rester dans la gendarmerie, au sein d’un emploi sédentaire.

Ma blessure m’a appris deux choses : d’une part, il faut participer aux stages sportifs qui nous sont proposés : faire du sport est primordial dans la reconstruction. D’autre part, il faut oser demander de l’aide quand on en a besoin : les cellules d’aide aux blessés et les différentes associations sont là pour nous aider. Cet accompagnement est essentiel."

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