Dans les coulisses du service de santé des armées

19/06/2013

Dans les coulisses du service de santé des armées

Le service de santé des armées est placé sur l’autorité du chef d’état-major des armées, et remplit une double mission : assurer le soutien médical de nos forces, et venir en aide aux populations, que ce soit dans le cadre des théâtres d’opérations ou avec un objectif strictement humanitaire.

Les principales missions du SSA

La mission prioritaire : le soutien médico-chirurgical des armées et de la gendarmerie

La raison d’être du service de santé des armées est, avant tout, de proposer une infrastructure et un soutien médico-chirurgical à nos forces, en toutes circonstances. Dans le cas de conflits armés, son principal défi est d’assurer aux blessés les meilleures chances de survie, ainsi que les meilleures conditions de récupération. Pour cela, il s’agit d’abord d’installer les moyens médicaux et chirurgicaux de traitement au plus près des blessés, mais également d’organiser le rapatriement vers les hôpitaux militaires en France.

A l’étranger ou en France… c’est le même niveau de soins

L’engagement du service de santé des armées : assurer un standard de qualité de soins, dont le niveau doit être équivalent à celui que les militaires trouveraient en France. Cela suppose un personnel hautement qualifié (et formé au contexte spécifique des opérations militaires), ainsi que des équipements techniques adaptés.

Une mission de santé publique en France, matérialisée par les hôpitaux militaires

Ces hôpitaux (neuf en France) sont parfaitement polyvalents et dispensent des soins aux adultes. Ils sont bien sûr reconnus et certifiés par le ministère de la Santé, qui les assimile à des centres hospitaliers et universitaires. En cas de pandémie ou de canicule générant un afflux de victimes, ils contribuent aux plans de secours gouvernementaux. Enfin, ils interviennent directement dans les plans d’urgence destinés à faire face aux risques nucléaire, radiologique, biologique, et chimique, d'origine accidentelle ou provoquée.

Les hôpitaux militaires sont-ils réservés aux militaires ?

Non ! Les neuf hôpitaux d’instruction des armées sont ouverts à tous. N’importe quel assuré social peut donc y être traité, dans la mesure où il a été adressé par son médecin traitant dans le cadre du parcours de soins coordonné.

Sur les théâtres d’opérations : proposer une aide médicale à la population

Au-delà du soutien des forces armées, le SSA, s’engage pour améliorer l’environnement médical des populations civiles. Cela signifie prendre en charge les victimes collatérales, mais aussi, plus largement, proposer ses services à l’ensemble de la population locale. Pour le SSA, cette mission est « historique » et résulte d’une longue tradition française. Elle s’avère déterminante de deux points de vue :

  • elle véhicule une image positive de l’armée française et établit un rapport de confiance avec l’opinion publique. La présence militaire est, ainsi, plus facilement acceptée,
  • elle permet de prendre connaissance de l’état sanitaire de la zone. En identifiant les maladies rencontrées sur place, et en les anticipant, le SSA protège indirectement les forces armées déployées.

L’aide médicale humanitaire : porter secours aux civils en situation dramatique

Cette mission du SSA relève du devoir d’assistance à un pays en situation de catastrophe. Le service de santé peut alors intervenir de façon autonome, indépendamment de toute opération militaire. Il a notamment participé à de multiples opérations humanitaires en Afrique (Guinée, Mali, Niger, Tchad, Burundi, Comores, Somalie, Ethiopie, Djibouti, Centrafrique) et en Amérique latine (Bolivie, Pérou, Nicaragua).

Actuellement, les militaires de l’opération Tamour déploient des moyens médicaux à la frontière jordano-syrienne, et mettent leurs compétences au service de la population victime du conflit syrien.

En direct du terrain…

Le témoignage de Thibault Chollet, manipulateur électroradiologie à l’hôpital du Val de Grâce :
« Je suis parti le 24 octobre 2012 pour le camp de réfugiés de Za’taari, en Jordanie…

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