Les réservistes : des maillons indispensables de la chaîne

Le témoignage de Jean-Philippe Michalef, réserviste et réanimateur urgentiste au centre hospitalier de Perpignan :

« Je suis réserviste depuis 1983 et réserviste opérationnel depuis 2003. Après plusieurs missions en Bosnie, au Tchad et au Liban, j’ai accepté de partir en opération extérieure sur l’hôpital médico-chirurgical de l’aéroport de Kaboul, en Afghanistan.

Ce type d’OPEX a nécessité une préparation militaire de six semaines au total, sur différents sites en France, pour apprendre la manipulation des armes. J’ai ensuite rejoint Kaboul le 1er octobre 2012.

Ma fonction de médecin-chef des urgences m’a amené à traiter de nombreux cas, que ce soient des urgences vitales ou relatives. Notre rôle est très important car nous apportons une réelle expertise qui n’existe pas forcément en Afghanistan.

Ce genre d’OPEX m’apprend à travailler différemment : nous disposons de moins de matériel que sur un hôpital classique français. L’approche militaire qui tourne autour de la problématique de la prise en charge du blessé de guerre est également différente de l’approche médicale civile, même si elle commence à s’en rapprocher.

Etre réserviste me permet également de rapporter dans mon activité civile des techniques militaires et vice-versa. Lorsque je reviens d’OPEX, je suis riche d’un partage de connaissances avec mes camarades militaires d’active. Je relativise aussi davantage mes activités cliniques. C’est une expérience réellement enrichissante ! »