La dépendance, enjeu du XXIème siècle

08/10/2013

La dépendance, enjeu du XXIème siècle

Le vieillissement de la population devient un enjeu sociétal majeur, et nous serons tous concernés par la perte d’autonomie de l’un des nôtres dans un avenir plus ou moins proche. C’est pourquoi l’Etat se mobilise pour répondre à la problématique de la dépendance par des solutions concrètes, notamment en termes de financement des structures spécialisées ou d’aide aux familles. A titre individuel, il semble également essentiel de s’y préparer pour mieux accompagner les personnes concernées.

Accompagner un proche en situation de perte d’autonomie

Le rôle de l’aidant et son réseau

Lorsqu’une personne se trouve en situation de perte d’autonomie, son entourage est rapidement impliqué.

De l’aide ponctuelle, qui semble naturelle, au rôle quotidien d’aidant, la frontière est mince. Il est alors essentiel de connaître les écueils d’une situation parfois subie, de s’octroyer des temps de répit et d’être entouré par des réseaux compétents.

Le statut de l’aidant

Seul l’aidant de personnes handicapées est reconnu par la loi et bénéficie d’un statut.

En dehors de cette situation, une charte européenne, établie par le COFACE-Handicap, existe néanmoins pour ceux que l'on nomme les « aidants familiaux ». Son but est de contribuer à la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle et d’éclairer sur les droits et les obligations de l’aidant.

Lorsque ce rôle prend une place prépondérante dans sa vie, l'aidant doit pouvoir bénéficier d’une égalité de traitement par rapport à des personnes salariés (conditions de travail, rémunération, droit à la retraite, validation des acquis).

A NOTER

Devenir l’aidant d’un proche se fait souvent de manière naturelle, cependant il faut nécessairement que ce choix soit le fruit d’une décision commune, prise en connaissance de cause par l’aidant et l’aidé.

Partager collectivement ces problématiques : les services et réseaux

Lorsque la perte d’autonomie est plus prégnante, la fonction d’aidant tenue par un proche ne peut être le seul recours. Des services de portage de repas, l’installation d’une télésurveillance au domicile, ou l’embauche d’aides ménagères ponctuelles sont autant de moyens pour alléger le quotidien de la personne en perte de confiance.

Lorsque cela ne suffit plus, il est alors possible de se tourner vers des structures spécialisées, autres que des maisons de retraite, ou de faire appel à des aidants professionnels.

A NOTER

Pour les aides ponctuelles qui facilitent la vie, consultez également notre dossier les services à la personne.

De nouveaux métiers en plein développement

Des formations certifiées amènent au métier d’aidant, pour devenir « facilitateur de vie » en ayant les compétences nécessaires. On parle alors d’auxiliaire de vie sociale, ou encore de technicien de l’intervention sociale et familiale. Ces professionnels soutiennent la personne dépendante au quotidien, en facilitant le lien avec l’entourage, dans une relation de confiance mutuelle.

Ils sauront également définir quelles aides sont essentielles et mesurer l’impact du soutien, l’amélioration de l’état général, la nécessité de prévoir de nouvelles solutions.

Une mosaïque d’acteurs

De nombreux services et associations, généralistes ou spécifiques à des maladies, forment un important maillage d’acteurs. En local, des antennes de proximité permettent de s’informer.

Quelques exemples de structures et services dédiés :

  • CLIC, centres locaux d’information et de coordination (niveau départemental),
  • SSIAD, services de soins infirmiers à domicile,
  • Association France Alzheimer,
  • Association des Aidants,
  • CENTICH, Centre d’expertise National des Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Autonomie,
  • CICAT Centre d'Information et de Conseil sur les Aides Techniques en Déficience Sensorielle,
  • Centres de rééducation spécialisée et soins de longue durée.

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