Médecines alternatives : le temps de la maturité ?

09/10/2014

Médecines alternatives : le temps de la maturité ?

Les médecines douces, un phénomène de société passager ? Tout le monde, y compris les pouvoirs publics, s’accorde à le reconnaître : avec des millions d’adeptes, ces thérapies alternatives font maintenant partie du paysage médical des Français. Entre doute et reconnaissance partielle, le « non conventionnel » le restera-t-il longtemps ?

Le point de vue des scientifiques sur les médecines alternatives

Peu d’études sur les médecines douces… et parfois contradictoires.

Malgré l’ampleur prise par les médecines douces et les espoirs qu’elles soulèvent chez des millions de patients, la communauté scientifique reste très réservée sur leur efficacité. Face au nombre de pratiques, les études manquent et les débats sont nombreux, notamment concernant l’homéopathie, la plus répandue des médecines alternatives.

Récemment, une étude commandée par le Australian National Heath and Medical Research Council (NHMRC) a par exemple conclu à « l’absence de preuve fiable de l’efficacité de l’homéopathie »… quand une étude menée à grande échelle par le Swiss Network for Technology Health Assessment avait confirmé en 2011 que « les remèdes homéopathiques à haute dilution provoquent des modifications spécifiques et régulatives dans les cellules ou les organismes vivants »… D’autres études internationales ont souligné l’action bénéfique du yoga sur l’état de santé, ou celle de l’hypnose sur les douleurs.

En cas de problème suite à la médecine naturelle

  • Vous avez consulté un thérapeute « alternatif » et le traitement a aggravé votre état de santé ? Consultez votre médecin, ou un service d’urgence.
  • Vous pensez avoir réglé une somme disproportionnée ?
    Contactez la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, ou portez plainte au commissariat ou à la gendarmerie.

Et d’une manière générale, avant de vous engager, pensez à vous renseigner sur le praticien, le protocole qu’il applique, ses résultats et le niveau de remboursement des séances.

Des thérapies potentiellement dangereuses ?  

Mais finalement, ce qui est naturel peut-il faire du mal ? Oui, certains faits le démontrent :

  • L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé, sur 20 ans, plus de 10 000 cas de mauvaises réactions aux médecines alternatives.
  • En Norvège, plusieurs cas de pneumothorax provoqués par des acupuncteurs non qualifiés ont été signalés.
  • Des polémiques émergent régulièrement sur le lien entre manipulation et paralysie, ou AVC.
  • La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires précise que « la maladie est un point d’entrée facile pour les mouvements à caractère sectaire »…

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