Solidarité : la fin du modèle français ?

27/06/2016

Solidarité : la fin du modèle français ?

Hausse du chômage, problème de financement de la Sécurité sociale, écart grandissant du niveau de vie entre les jeunes et les plus âgées : la solidarité semble s’affaiblir en France. A-t-elle encore sa place dans la société ? Décryptage.

Une solidarité ancrée dans la société

La protection sociale : un principe de solidarité

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, la société française se relève péniblement de ces longues années de conflit. Pour minimiser les inégalités et assurer ainsi la cohésion sociale, l’Etat instaure une protection : chaque travailleur cotise tous les mois afin de se constituer un revenu de remplacement, qui lui permettra de faire face à la perte d’un salaire suite à un accident, au chômage ou à la vieillesse.

Ce système de protection sociale repose sur la solidarité : les bien-portants payent pour les malades car chaque individu a a priori le risque de tomber malade un jour. Pour aider ceux qui sont en difficulté économique, l’assurance-chômage est créée : chacun paiera en fonction de ses capacités contributives, les riches donnant plus au final que ce qu’ils pourraient recevoir, tandis que les moins aisés sont moins sollicités.

La devise de ce système est : "Chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins." Ce sont des mécanismes de transfert du type "contribution / redistribution".

Une solidarité qui s’élargit avec la crise économique des années 1970 : de nouveaux dispositifs de solidarité sont mis en place, pour faire face au chômage, comme le revenu minimum d’insertion (RMI), ou encore, en 2000, la couverture maladie universelle (CMU), destinée à assurer l'accès aux soins des personnes défavorisées en étendant à tous les prestations de la sécurité sociale. Toutes ces aides ne sont pas contributives, aucune contrepartie du bénéficiaire n’est exigée.

 

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