Le boom de la santé connectée

09/10/2015

Le boom de la santé connectée

L’avancée de la technologie touche de plus en plus le domaine de la santé et s’invite désormais dans notre quotidien : applications mobiles, sites d’information, télémédecine... Désormais, la e-santé aussi appelée santé connectée se présente comme une solution à part entière pour lutter contre les bouleversements du secteur de la santé.

Assurance et santé connectée

Grâce aux objets connectés, les assureurs espèrent inciter leurs assurés à adopter un comportement vertueux vis-à-vis de leur santé et réduire ainsi les risques. En juin dernier, l'assureur Axa s’est associé à un fabricant français d'objets connectés pour lancer une offre un peu spéciale : offrir aux mille premiers clients un capteur de mouvements pour participer à un jeu concours afin de gagner un ou plusieurs chèques "médecine douce" de 50 euros, selon le nombre de pas réalisés par jour.

Certains assureurs proposent un service de télémédecine et intègrent des applications mobiles santé : dans les années à venir, les assureurs donneront à leurs assurés les moyens de devenir acteurs de leur santé et favoriseront une logique préventive plutôt que curative.

Mais ce rôle de prévention incombe-t-il réellement à l’assureur ? Ne devrait-il pas rester plutôt entre les mains du médecin et laisser l’assureur être seulement un relais de l’information ? D’autant que le rapprochement entre les assureurs et l’ensemble des données de santé peut être risqué.

 

Vers une modulation tarifaire ? 

Aux Etats-Unis, la corrélation entre le risque et le comportement des assurés existe déjà dans l’assurance automobile et santé : le principe du "pay how you behave", c’est-à-dire selon le comportement individuel, fonctionne. La France va-t-elle s’inspirer du modèle américain ? Les assureurs ont-ils réellement intérêt à utiliser les données collectées par les objets connectés pour définir des profils individuels ? Si ce choix s’opère, le modèle assurantiel français, qui repose sur la mutualisation des risques peut exploser. Aujourd’hui, les assurances n’en sont pas encore là. "Les données des adhérents ne sont pas transmises à l’assureur, explique Marc Guillemot, c’est purement confidentiel ! Si demain, tous les adhérents sont équipés d’objets connectés, les données arriveront chez nous à MédecinDirect et y resteront." Pour le moment, les assureurs semblent avoir misé sur le côté "prévention" de la santé connectée, en favorisant la responsabilisation des personnes et en leur rappelant qu’elles sont les principaux acteurs de leur santé.

Chiffre-clé

65% des adhérents du GMPA qui ont contacté le service MédecinDirect ont évité une consultation chez leur médecin habituel.

Le GMPA s’engage

Le GMPA offre désormais à tous ses adhérents, en partenariat avec MédecinDirect, un service de conseil médical en ligne gratuit.

D’ici la fin de l’année, l’association proposera également, en partenariat avec Santech, une application mobile : "Mieux vaut prévenir". Plus qu’un carnet de santé, cette application permet à chaque utilisateur de suivre et gérer sa santé au quotidien au travers d’une liste d’actions personnalisées, basées sur les recommandations de santé publique. Le premier module concernera le suivi gynécologique des femmes et le suivi pédiatrique des enfants âgés de 0 à 10 ans. Parallèlement, tous les adhérents peuvent accéder au Carnet de Vaccination Électronique, service gratuit et anonyme de MesVaccins.net. qui propose de gérer les carnets de vaccination de toute la famille, obtenir des conseils personnalisés et précis et être prévenu des prochains vaccins à faire.

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