Prothèses : la technologie au service des blessés

13/07/2018

Prothèses : la technologie au service des blessés

La blessure fait partie des risques du métier militaire. La dureté des conflits auxquels a pris part l’armée française ces dernières années a fait augmenter le nombre de blessés parmi nos soldats : polytraumatismes, amputations mais aussi stress psychologique. Pour réparer les corps, l’armée s’appuie sur la technologie de pointe. Comment cette technologie bénéficie aux blessés ? Ces prothèses bioniques apportent-elles une réelle amélioration dans leur existence ? Décryptage.

Quelle prise en charge pour les prothèses nouvelle génération ?

Face aux coûts exorbitants des prothèses ultratechnologiques se pose la question du financement de ces équipements. Au-delà du droit à réparation mis en œuvre par l’Etat, de nombreuses associations interviennent pour permettre aux blessés d’être équipés avec les outils les plus performants.

Un coût très élevé

Les prothèses ont des coûts variables. Les plus onéreuses peuvent être de l’ordre de 150 000 euros. Ces prix s’expliquent par l’assemblage de composants électroniques, conçus et développés uniquement pour ces prothèses. Chaque pièce doit être agréée médicalement et doit répondre à des normes extrêmement précises, pour éviter, entre autres, les radiations ou les interactions avec les autres appareils électroniques. Dans le civil, l’Assurance-Maladie prend en charge une partie des frais d’équipement, tandis que les assurances souscrites avant l’accident financent tout ou partie du reste, selon les conditions fixées par le contrat. Pour les blessés militaires, le traitement est différent.

Le droit à réparation 

A la fin de la première guerre mondiale, l’Etat a mis en œuvre un dispositif d’intervention publique permettant d’exprimer la solidarité nationale et sauvegarder l’ensemble des intérêts matériels et moraux des anciens combattants, des victimes civiles de la guerre et, depuis 1990, des victimes d’actes de terrorisme. Ce dispositif reconnaît un droit à réparation, géré par le ministère des Armées pour le compte de l’Etat. La CNMSS assure la prise en charge de l’ensemble des prestations médicales, paramédicales, chirurgicales, pharmaceutiques et d’appareillage orthopédique, pour tous les titulaires d’une pension d’invalidité, imputables à l’activité de service. Avec l’apparition des prothèses de nouvelle génération, les soldats blessés ont souhaité pouvoir bénéficier au titre de leur droit à réparation de prothèses bioniques, malgré le coût de leur acquisition et de leur entretien. Dans un premier temps, le gouvernement a estimé que les tarifs de ces nouvelles prothèses étaient trop élevés pour être financés par l’Etat. Face aux réactions des associations et des blessés, des améliorations ont vu le jour : depuis 2013, la CNMSS prévoit la prise en charge des prothèses nouvelle génération dans certaines conditions : seuls les militaires blessés en opération ou en service qui s’inscrivent dans un parcours de réinsertion professionnelle pourront en bénéficier. L’objectif est de reconnaître le sacrifice consenti et de le réparer au mieux avec les technologies les plus récentes.

La fédération Tégo s’engage

La fédération Tégo propose des prestations de solidarité pour tous les adhérents qui font face au handicap, afin de les aider à surmonter le financement d’un équipement ou d’un traitement lié à ce handicap.

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