Pictogramme orange représentant une silhouette avec un bras cassé symbolisant la santé

IRM, déroulement et intérêt de l’examen

07/07/2014


Qu’est-ce qu’une IRM et à quoi cela sert-il ?

L’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique nucléaire) est une technique d’imagerie médicale.

Elle permet d’obtenir des images de l’intérieur d'un corps humain, très précises, sans réaliser de gestes agressifs pour l'organisme.

Elle est utilisée pour poser un diagnostic, diriger un traitement ou à des fins d’étude.

Aujourd'hui, l'informatique et les progrès de la médecine permettent la reconstruction d'images en 3 dimensions, très nettes, qui permettent des diagnostics très précis.

Plusieurs techniques sont disponibles, chacune est utilisée en fonction de l’organe et du type de renseignements que l’on recherche.

Remarque

Contrairement au scanner, cet examen n’utilise pas de rayons X et n’est donc pas irradiant. Il utilise un champ électromagnétique et des ondes radio.

L’IRM permet de visualiser tous les organes, en particulier les tissus "mous" (par opposition aux tissus "durs" que sont les os par exemple), d’analyser leur structure, de rechercher des malformations, une éventuelle inflammation, des niveaux liquidiens, un abcès, de mettre en évidence une tumeur, de connaître sa taille exacte, son extension dans les 3 plans de l’espace. Elle permet de visualiser une hémorragie et la formation d’un hématome, une ischémie (c'est-à-dire un organe ou une partie d’organe privé de sang). Liste non exhaustive.

Elle permet d’obtenir des séries des coupes très fines d’organes, verticales ou horizontales.

REmarque

Il est possible d’injecter un produit de contraste, qui n’est pas un produit iodé, il n’y a donc pas (d'après la littérature médicale) de risque d’allergie à ce produit. Grâce au produit de contraste, les organes sont mieux visualisés.

La procédure est numérisée et les images peuvent être enregistrées sur un support numérique permettant, dans le même temps, une lecture immédiate et un archivage pour lecture différée. On les regarde donc sur un écran d’ordinateur.

 


Comment se déroule l'examen ?

Le patient est d'abord informé de la façon dont se déroule l’examen pour apporter une certaine confiance et tranquillité.

L'examen pouvant durer un certain temps, il est recommandé de ne pas oublier d'aller aux toilettes si nécessaire...

Le patient passe d’abord dans une cabine de déshabillage où les manipulateurs de radiologie lui indiquent quels sont les vêtements à retirer en fonction du type d'examen.

L'appareil comporte un aimant très puissant qui peut attirer les objets métalliques ou détériorer les cartes magnétiques. C'est pourquoi il est nécessaire de laisser au vestiaire :

  • Lunettes,
  • Prothèse dentaire
  • Bijoux
  • Montre
  • Porte-monnaie
  • Clés
  • Cartes magnétiques et téléphone portable etc.

Dans le cas où un produit de contraste est utilisé, le manipulateur place un cathéter (une aiguille) avec une perfusion, dans une veine du bras. Cette phase de préparation dure environ de 15 à 30 minutes.

Remarque

Si vous êtes déjà traité pour une maladie cancéreuse (ou autre) et que vous êtes muni d'un "site implantable", celui-ci peut être utilisé pour la perfusion.

Le patient est allongé sur une table d'examen qui se déplace dans une sorte de tunnel ventilé, d'environ 2 mètres de long, éclairé par des lampes.

Pendant l'examen, il est nécessaire de rester immobile, sinon cela perturberait la totalité des images, et les rendrait inutilisables.

Un interphone incorporé dans la machine permet le contact permanent avec l’équipe médicale. Une sonnette est également placée dans la main du patient qui peut appeler à tout moment.

L’examen dure 20 à 40 minutes environ. Ensuite le cathéter est retiré et le patient peut se rhabiller. L'appareil faisant un bruit irrégulier, comme un "tam-tam ou un marteau piqueur", des bouchons de protection auditive ou des écouteurs avec de la musique sont proposés.

Consignes importantes

  • Les femmes enceintes doivent prévenir de leur état, même si la grossesse n’est pas une contre-indication.
  • Les personnes qui ont fait de la soudure, même une seule fois dans leur vie, doivent passer une radiographie des orbites à la recherche de corps étranger métallique dans les yeux. S’il en existe, l’IRM sera contre-indiquée tant que le corps étranger sera présent.
  • Les personnes porteuses de stimulateur cardiaque, de pompe, mais aussi de matériel métallique chirurgical (plaques ou vis chirurgicales par exemple) doivent le signaler.

Toutes ces consignes sont normalement affichées dans les salles d’accueil des cabinets de radiologie, généralement envoyées avec les courriers avant l'examen et le personnel prend soin d’informer tous les patients et de poser les questions adéquates au moment de l’examen. Les médecins traitants peuvent aussi être questionnés et sont à même de vous informer sur les conditions de réalisation de l'examen qui vous est prescrit.

A la fin de l'examen, le radiologue informe en général des premiers résultats, et un compte rendu est adressé au médecin traitant avec, si nécessaire, des conseils pour réaliser des examens supplémentaires.

 


Quelles sont les indications à réaliser une IRM ?

Les IRM sont indiquées dans de nombreuses maladies Une IRM peut être demandée afin de rechercher la cause d’une douleur d’une articulation : épaule, genou, pied... ou celle d’une impotence fonctionnelle quand les autres examens radiologiques n’ont pas été concluants.

On utilise cet examen d’imagerie médicale pour visualiser les organes du thorax : cœur, poumons, et de l’abdomen : foie, rate, gros vaisseaux…

Les organes du petit bassin sont aussi explorés par l’IRM : les organes génitaux masculins, féminins, l’appareil urinaire, le colon sigmoïde et le rectum sont bien visualisés et il est possible de localiser exactement une éventuelle tumeur, de connaître sa taille, sa nature, son retentissement sur les organes voisins…

L’exploration de la colonne vertébrale et de la moelle épinière par l’IRM est un examen de choix. Elle permet par exemple de diagnostiquer et d’évaluer une hernie discale et de poser l’indication d’une intervention chirurgicale ou non.

L’IRM cérébrale

L’IRM cérébrale a permis d’énormes progrès dans l’exploration du cerveau et de sa circulation sanguine et dans le traitement de nombreuses maladies neurologiques.

Bien sûr, elle peut être demandée pour rechercher une tumeur, une malformation cérébrale, un anévrysme, une thrombose... ou devant des signes neurologiques qui orientent vers une pathologie cérébrale.

Aujourd’hui, on utilise aussi l’IRM cérébrale fonctionnelle. Celle-ci permet de visualiser des fonctions du cerveau, de voir par exemple quelles zones du cerveau sont en activité quand la mémoire est utilisée, quelles sont celles qui fonctionnent quand le patient fait du calcul mental… le champ d’investigation est immense.

Une mention particulière : celle qui concerne les suites immédiates des AVC (Accidents Vasculaires Cérébraux). L’IRM a révolutionné la prise en charge et les conditions du traitement, en particulier par la thrombolyse qui consiste à tenter de dissoudre le caillot sanguin responsable de l’accident.

Mentionnez donc avant d’entrer dans la salle d’examen, tout antécédent opératoire et/ou cardiaque vous concernant.

 

Auteur : Docteur Birman


MédecinDirect, c’est une trentaine de médecins, des conseils personnalisés, et désormais le diagnostic et ordonnance en ligne.

Découvrez MédecinDirect et renseignez votre numéro d’adhérent GMPA pour accéder aux services.

Pas de commentaire

Ajouter un commentaire