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La santé au travail

09/11/2017

La santé au travail et sa promotion sont aujourd’hui devenues incontournables dans l’entreprise. Investir et protéger la santé des salariés est une obligation pour l'employeur sur les plans juridique et humain, mais il s'agit aussi d'améliorer la santé et les performances de chacun.

Créer un lieu de travail favorable à la santé de chaque salarié permet d’améliorer les conditions physiques et psychologiques, mais aussi de lutter contre les discriminations. La santé au travail consiste donc à :

  • Mettre en place des programmes de bien-être au travail
  • Faire le lien entre les problèmes de santé et les facteurs environnementaux sur le lieu de travail (pollution, bruits, lumière, mauvaise position de travail…) ;
  • Rechercher des solutions techniques pour améliorer la sécurité au travail.

Investir dans la sécurité et à la santé au travail permet non seulement d’améliorer le bien-être des salariés mais aussi d’améliorer la productivité de façon générale.

 


Qu’est-ce que la santé au travail ?

La santé est définie par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Il s’agit d’une vision positive car ce qui constitue la santé n’est pas le fait d’être malade, mais au contraire de se sentir bien.

La santé des salariés ne repose pas uniquement sur une absence de maladie, mais plus globalement sur un état de bien-être au travail. La santé au travail a donc plusieurs objectifs:

  • Promouvoir et maintenir un bien-être physique, mental et social ;
  • Prévenir tout dommage causé par les conditions de travail ;
  • Assurer la sécurité de chaque salarié ;
  • Proposer et maintenir chacun à un poste convenant à ses capacités physiologiques et psychologiques; 

Conformément au code du travail, le salarié est ainsi tenu de respecter les instructions qui lui sont données par son employeur, mais aussi de prendre soin de sa santé et de sa sécurité et de celles de ses collègues.

 


Qu’est-ce que la qualité de vie au travail ?

La qualité de vie au travail est un sentiment de bien-être professionnel perçu individuellement et collectivement qui englobe l’ambiance, la culture de l’entreprise, l’intérêt du travail, le sentiment d’implication et de responsabilisation, l’équité, le droit à l’erreur accordé à chacun, la reconnaissance et la valorisation du travail effectué.

Il s’agit à la fois des dispositions d’organisation du travail de chacun, mais aussi de la performance collective de l’entreprise.

La Qualité de Vie au Travail traduit un bien être à la fois collectif et individuel :

  • L’ambiance, les relations avec les collègues ;
  • La rémunération globale ;

  • La reconnaissance au travail ;

  • La conciliation entre la vie professionnelle et la vie personnelle ;

  • L’intérêt, le contenu du poste ;

  • Le cadre de travail, l’aménagement du poste de travail ;

  • Les relations avec le supérieur hiérarchique direct ;

  • L’organisation du travail ;

  • Le parcours professionnel et le développement des compétences ;

  • L’équité de traitement entre les salariés ;

  • L’information partagée au sein de l’entreprise ;

  • Les services apportés par l’entreprise.

Des bonnes conditions de travail donnent à chacun la liberté de construire une activité de travail favorable à sa santé. La question du bien-être au travail doit faire partie intégrante des objectifs stratégiques de chaque entreprise.

 


Le bore-out, syndrome d'épuisement professionnel par l'ennui

Après le « burn out », c’est-à-dire l’épuisement professionnel du fait d’un surmenage et d’un excès de travail quotidien, le « bore-out » ou le syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui, se définit comme un épuisement moral et un désengagement professionnel. Il apparait surtout quand un salarié est sous-alimenté professionnellement du fait d’une sous-charge de travail.

Cette « baisse de courant » en anglais, correspond à un sentiment d’inutilité et un manque d’intérêt profond pour son travail. Certains secteurs comme les ressources humaines, le management, le conseil, la finance, et une grande partie des emplois de bureau peuvent être atteints du bore out.

Dans certains cas, on parle de « brown-out » lorsqu’une personne compétente est employée uniquement à des tâches répétitives et dénuées de sens. Cela concerne particulièrement les jeunes trop diplômés pour un emploi. Il s'agit d'une sorte de crise existentielle du salarié qui ressent une réelle incompréhension des tâches professionnelles qui lui sont confiées, soit par l'absurdité de celles-ci soit parce qu'elles sont en conflit avec ses valeurs.

Dans les deux cas, cet ennui profond et cette dévalorisation peuvent mener à une véritable souffrance psychologique et à certaines maladies comme une dépression profonde, voire même, dans des cas encore plus graves, au suicide. La motivation et l'illusion des premiers jours se transforment en un réel sentiment de vide et à un désinvestissement professionnel total.

 


Travailler debout est-il une bonne idée ? 

Beaucoup de salariés passent de longues heures assis à leur poste de travail. Pourtant cette position serait la cause de beaucoup d'ennuis et de douleurs à la longue. Travailler debout serait donc la solution pour améliorer sa santé.

La position assise réduit la circulation du sang et empêche les muscles et les articulations de se positionner correctement. Cela aurait des conséquences sur les douleurs chroniques, le cholestérol, les maladies cardiaques, le diabète, le cancer, et même l’espérance de vie.

Certaines études accusent la position assise de faire moins bien fonctionner le cerveau. 

Toutes les raisons sont réunies pour travailler debout :

  • Diminution des tensions dans le dos ;
  • Meilleure circulation sanguine dans les jambes (moins de sensation de jambes lourdes) ;

  • Amélioration de son efficacité ; 

  • Amélioration de la posture ;

  • Tonification des muscles ;

  • Perte de poids ;

  • Amélioration du métabolisme et de l’espérance de vie.

Pour cela, il est possible d'installer une station de travail debout avec une table ajustable, de bouger le plus souvent possible en marchant pour téléphoner ou se chercher un verre d'eau par exemple.

 


Comment prévenir la santé au travail ?

Dans l’entreprise, tous les salariés sont soumis à des risques de nature différente. On parle alors de risques professionnels. Il s’agit de la probabilité que se développe un problème physique ou psychologique, plus ou moins grave en lien avec le travail. Le fait d’être confronté à un danger augmente le risque d’avoir un accident, ou une maladie. Les situations de travail ou l’utilisation d’une machine dangereuse augmentent donc le risque professionnel.

La prévention est l'ensemble des mesures (technique, organisationnelle, humaine, sociale) pouvant être prises qui permettent de diminuer ou de supprimer ce risque professionnel.

Les actions se situent à 3 niveaux : 

  • La prévention primaire qui permet de diminuer les risques à la source (adaptation de poste, mesures de sécurité individuelles, port de masque ou de gants…) ;
  • La prévention secondaire qui permet de réduire des risques par des actions collectives et individuelles en dépistant le plus tôt possible les problèmes (visites régulières à la médecine du travail par exemple);
  • La prévention tertiaire qui, une fois le problème avéré, permet de limiter les complications et les aggravations. 

Pour prévenir les risques professionnels dans l’entreprise, il faut que l’ensemble des acteurs concernés s’organisent pour travailler ensemble. Une démarche de prévention doit donc être organisée et suivie, avec une hiérarchisation et une planification dans le temps des actions à conduire, et avec une évaluation régulière de l’efficacité de ces actions. Le CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), les représentants du personnel, les services de santé au travail doivent être partie prenante de cette démarche.

Mesurer l’efficacité des actions mises en œuvre permet d’ajuster si nécessaire avec des solutions correctrices, que ce soit dans une situation critique (à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle) ou lors d’une opportunité créée par un projet.  

La démarche collective doit se faire en plusieurs phases :

  • Instruire, énoncer des perspectives, débattre, arbitrer ;
  • Prendre des décisions sur les actions à mettre en œuvre (définir un programme d’actions) et définir des critères ou des indicateurs associés pour évaluer leur efficacité ;

  • Mettre en œuvre les actions ou les programmes, et les suivre ou les ajuster dans le temps ;

  • Évaluer les actions après leur mise en place.

Il est essentiel de promouvoir et de valoriser les actions de prévention en communiquant largement et régulièrement sur les moyens mis en place, sur les objectifs et la contribution de chacun à la prévention des risques.

Pour l’employeur, cela implique également d’accompagner les salariés et de les tenir informés des actions conduites dans l’entreprise en santé et sécurité au travail par des programmes de formation et d’accueil des nouveaux embauchés, une formation continue des salariés, un dialogue social (avec les représentants du personnel), ou une préparation à des situations d’urgence.

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