Pictogramme orange représentant une silhouette avec un bras cassé symbolisant la santé

Le nouveau calendrier vaccinal

31/03/2015

Qu'est qu'un vaccin ? 


Vaccination et vaccin sont des termes connus de tous, ne serait-ce que par le souvenir de la piqûre pratiquée régulièrement par le médecin et le remplissage du carnet de santé pour les plus jeunes. On sait que la vaccination périodique est destinée à protéger contre certaines maladies bactériennes ou virales.

Le principe de la vaccination repose sur la réaction antigène (agent étranger à l’organisme) – anticorps (protéine de défense générée par l’organisme pour se défendre). C’est le rôle des lymphocytes B d’effectuer ce travail de défense et d’en garder la mémoire sur un temps plus ou moins long selon le type d’antigène.

Un vaccin est donc destiné à provoquer une défense (anticorps spécifique) pour s’opposer à l’antigène contenu dans sa composition. On distingue 4 sortes de vaccins :

  • Ceux préparés à partir d’agents infectieux inactivés.
  • Ceux préparés à partir d’agents vivants atténués.
  • Ceux préparés à partir de toxines inactivées (anatoxines).
  • Ceux, synthétiques, préparés à partir de protéines de surface des agents infectieux et resynthétisées en laboratoire.

 

Contre quelles maladies nous protègent les vaccins ?


Depuis les expériences concluantes de la fin du XVIIIe siècle (variole et rage) la liste n’a fait que s’allonger :

  • Tétanos
  • Tuberculose
  • Diphtérie
  • Variole
  • Coqueluche
  • Rougeole
  • Rubéole
  • Oreillons
  • Poliomyélite
  • La Grippe
  • Hépatite B Infections à papillomavirus (sexe féminin)
  • Infections à Pneumocoques
  • Infections à Méningocoques
  • Fièvre jaune
  • Infections à hémophilus influenza (type b)
  • Zona

et dans un avenir que l’on souhaite proche :

  • Le SIDA
  • Ebola

 

LE NOUVEAU CALENDRIER VACCINAL


Même si certains peuvent être mélangés dans une même seringue et être injectés ensemble, il faut procéder tout au long de la vie périodiquement à l’injection (voire l’ingestion pour certains) de ces différents vaccins.

C’est le but du calendrier vaccinal, document qui est mis régulièrement à jour par les autorités sanitaires et auquel doivent se référer les professionnels de santé pour assurer la vaccination de la population. Un calendrier remplace l’autre au fur et à mesure, certains vaccins disparaissant (par exemple la variole), d’autres étant ajoutés (Hépatite B). Ainsi est bâti le Nouveau Calendrier Vaccinal 2013-2014 qui a modifié les dates en fonction des tranches d’âge et du nombre d‘injections de plusieurs vaccins.

Au sein de la population à vacciner, on distingue 3 grands groupes d’âge :

  • De 0 à 6 ans
  • De 6 à 18 ans
  • Au-delà de 18 ans

Calendrier vaccinal par maladie en fonction de l'âge approprié

Quels sont les vaccins concernés ?

  • Obligatoires : diphtérie, tétanos, poliomyélite (en vert). Pour la Guyane : Fièvre jaune
  • Recommandés coqueluche, hemophilus influenzae (type b), rubéole, rougeole, oreillons (en rouge). Mais aussi en cas de risque particulier : infections à pneumocoques, infection à méningocoque (en rose).
  • Chez les populations à risque : BCG (en violet). Hépatite B (en jaune).
  • A partir de 50 ans et plus : la grippe (en bleu).
  • Une mention particulière : infections à papillomavirus pour les jeunes filles de 11 à 14 ans (en orange).
  • En plus des vaccins obligatoires et recommandés cités ci-dessus, hépatites B et A pour les professionnels exposés à risque de contamination.

L’application de ce calendrier vaccinal tient compte des progrès constants en matière de protection efficace contre des maladies qui, dans le passé, ont été de véritables fléaux. Certes les vaccins par eux-mêmes et les produits excipients qui les accompagnent ne sont pas exempts de risques, ce qui fait dire à leurs détracteurs qu’il ne faut pas les utiliser, mais les statistiques sont là : entre le taux marginal des effets secondaires et le pourcentage quasi à 100% de l’éradication des maladies concernées, les autorités sanitaires et le corps médical restent majoritairement en faveur de la vaccination.

 

Docteur André PETITET

Conflits d’intérêts : L’auteur n’a pas transmis de conflits d’intérêts concernant les données diffusées dans cette interview ou publiées dans la référence citée. Cet article est issu d’une expérience de terrain, il existe d’autres produits, et d’autres protocoles de prise en charge

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