Pictogramme orange représentant une silhouette avec un bras cassé symbolisant la santé

Voyage et santé, comment ne rien oublier ?

11/07/2016

Avant son départ en voyage, comment ne rien oublier pour sa santé ?

Autrefois, voyager était souvent une aventure. Ce n’est pas toujours le cas aujourd’hui, même si l’on peut se retrouver d’un coup d’avion au cœur de l’Afrique. Il faut savoir que dans de nombreux pays on peut contracter des maladies parfois graves. Ces risques sanitaires sont trop souvent méconnus.

Il faut toujours prévoir son voyage côté santé. C’est important surtout si le séjour prévu est long ou si le pays est en voie de développement où les conditions peuvent être médiocres. Préparer son voyage est toujours indispensable pour les personnes fragiles (malade, enfant, femme enceinte...) ou ayant des comportements à risque.
 


Quels sont les principaux problèmes de santé en voyage ?

À côté des risques liés à la sécurité ou aux activités de loisir (traumatisme, entorses, noyade, accident de la route), au climat (problèmes dermatologiques, coups de soleil et de chaleur), ou à l’altitude (mal des montagnes), le voyage expose à certaines maladies infectieuses ou à des toxines.

En premier lieu, les maladies dites "des mains sales" sont les maladies que l’on attrape avec une eau, un glaçon ou un aliment souillé, ou en mettant à la bouche ses mains contaminées. Dans de nombreux pays le voyageur risque la "turista" (ou diarrhée du voyageur), l’hépatite A, voire la typhoïde.

En deuxième lieu, les maladies "exotiques" sont les maladies que peuvent transmettre les moustiques dans les pays tropicaux, comme le paludisme, la fièvre jaune, la dengue, le chikungunya, le virus Zika, et encore l’encéphalite japonaise. Outre les moustiques, les animaux, les parasites et les plantes peuvent aussi être gênants voire dangereux ; les animaux sont parfois venimeux, on le sait, mais aussi certaines plantes ! Il faut savoir enquêter sur la faune et la flore autochtone et leurs toxines. La liste des animaux dangereux peut être très longue mais l’on peut citer les chiens infectés par la rage, et les tiques qui peuvent transmettre des maladies infectieuses parfois graves.

Enfin, il y a aussi des risques sanguin et sexuel auxquels il faut faire attention. Le SIDA et l’hépatite B sont très répandus dans certains pays. Et il ne faut pas oublier que la tuberculose est encore un risque pour certains séjours. Heureusement, il y a des solutions simples pour voyager en sécurité.
 


Quels conseils particuliers doit-on suivre en voyage ?

Respecter les précautions d’hygiène et alimentaires

  • Il faut se laver les mains. Plus les conditions d’hygiène du pays semblent faibles, plus on doit se laver les mains systématiquement avant le repas et après être passé aux toilettes. Il faut laver les mains avec de l’eau et du savon ou à défaut, du gel hydro-alcoolique.
  • Ne manger que des aliments bien cuits ou des fruits protégés par leur peau.
  • Ne buvez pas l’eau locale ; les glaçons, les glaces, le jus ou les salades de fruits artisanaux peuvent contenir de l’eau locale. En revanche, ne vous privez pas sur les marchés ou petits restaurants si l’aliment est vendu "fumant". Enfin, si vous allez consommer du poisson, renseignez-vous sur l’existence de poisson toxique dans le pays.

Éviter les piqûres de moustiques ou morsures de tiques

Il faut mettre des habits qui couvrent bien la peau (manches, pantalons), amples et de couleur claire, imprégnés de répulsifs dans les zones à risque. Les produits répulsifs adaptés à la peau doivent être soigneusement appliqués à distance de la crème solaire.

En "zone paludisme", il est fondamental de ne pas se faire piquer la nuit

Des serpentins à l’extérieur, la moustiquaire sur le lit et aux fenêtres, la prise anti moustique, la climatisation voire la bombe insecticide sont tous des armes efficaces. Par contre, les huiles essentielles, l’homéopathie, les bracelets, et les bandeaux collants sont fortement déconseillés par les autorités sanitaires car ils n’ont pas fait la preuve de leur efficacité dans ce contexte.

Il faut se protéger du soleil

L’exposition au soleil doit être progressive (on bronze même à l’ombre !) et il faut absolument protéger les enfants avec des habits, un chapeau et des lunettes car un bébé ne doit pas être exposé au soleil. Même si on n’a pas soif, buvez de l’eau pour éviter la déshydratation et le coup de chaleur.

D’autres précautions sanitaires

  • Sous les tropiques, il ne faut pas se baigner (ni marcher pieds nus) dans l’eau douce, car il y a un risque de parasitose.
  • Ne pas toucher les animaux, y compris poissons ou coquillages et les plantes inconnus.
  • En cas de morsure (ou léchage d’une plaie) ou de contact avec une chauve-souris il faut consulter en urgence.
  • Les femmes enceintes doivent éviter de voyager dans des zones à risque, et formellement en zone Zika, où la protection lors des rapports sexuels s’impose (risque potentiel d’atteinte du fœtus en cas de grossesse).
     

Quels vaccins ou traitements préventifs à prévoir ?

Plus le voyage est long ou "à risque" (pays tropical, en voie de développement, conditions aventureuse de séjour, ou personne fragile) plus on doit prévoir à l’avance. En effet, certaines vaccinations nécessitent deux ou trois injections. Le mieux est de prendre rendez-vous dans un centre de vaccinations internationales un à deux mois avant le départ.

  • Les vaccinations courantes doivent être à jour notamment les vaccinations diphtérie, tétanos, polio, coqueluche, ROR (rougeole/oreillons/rubéole), et hépatite B dans certaines régions.
  • L’hépatite A est très facile à contracter et est présente même dans des zones comme l’Amérique du Sud ou le Maghreb ; la vaccination est très recommandée.
  • La vaccination contre la fièvre jaune est à faire en centre de vaccinations internationales et est indispensable pour de nombreux pays.
  • Puis, selon le séjour (lieu, durée, conditions) d’autres vaccins sont nécessaires notamment les vaccinations contre la rage, la typhoïde, l’encéphalite japonaise, l’encéphalite à tique, et les méningites.

Concernant le paludisme, il faut prévoir de prendre un médicament préventif du paludisme pendant le séjour et après. Le paludisme est un des risques les plus importants d’un voyage en Afrique subsaharienne (et dans quelques zones d’Asie et d’Amérique). Potentiellement grave voire mortel, il se transmet par des moustiques et il ne suffit pas d’éviter les piqûres.

La trousse à pharmacie

Selon le voyage et la personne concernée, la trousse pharmacie varie beaucoup : il est impossible de généraliser. Certains voyages n’exposent pas au soleil ou aux moustiques, d’autres exposent à des risques particuliers comme le mal des montagnes (altitude). Ainsi, aucune trousse "type" n’est conseillée par les spécialistes car il faut la préparer avec son médecin qui précisera les posologies pour chaque âge et situation. Cette trousse pourra donc comporter au moins :

  • Un produit antisolaire indice 50, en quantité suffisante,
  • Un set de matériel stérile, un antiseptique avec des compresses/pansements/sutures,
  • Du sérum physiologique (nettoyage d’une plaie, rinçage des yeux)
  • Un gel hydro-alcoolique pour les mains, pastilles de traitement de l’eau,
  • Des répulsifs adaptés au voyage, en quantité suffisante, moustiquaire,
  • Un tire-tique,
  • Des préservatifs,
  • Un thermomètre incassable,
  • Une crème pour brûlure (qui ne devrait pas servir si la prévention solaire est respectée !).
     

Pour éviter toute confusion, garder tous vos médicaments dans leur emballage :

  • Anti-inflammatoires ou corticoïdes en crème (pour éviter le grattage de piqûres),
  • Antifièvre/anti-douleur : paracétamol, - antidiarrhée : acétorfan, argiles (enfants : solution de réhydratation, probiotiques),
  • Antiallergique,
  • Traitement préventif du paludisme selon la région.

*Cette liste est non exhaustive.


Vous êtes sous traitement médical régulier ?

Il faut amener ses médicaments habituels en cabine et les doubler en soute (risque de perte de bagage), avec un certificat médical attestant l’usage personnel, et l’ordonnance correspondante, surtout si c’est un traitement injectable (diabète par exemple). Un médecin spécialiste de voyage peut vous conseiller concernant les décalages horaires. Enfin, en cas de malades chroniques, vérifier avec le médecin qu’il n’y a pas de contre-indication au voyage, notamment en avion, ou de précaution à prendre.
 


Et après le retour ?

Penser à informer votre médecin en cas de fièvre, anomalies de la peau, de la digestion, urinaires etc. Au retour d’un voyage en zone paludisme, la fièvre est une urgence, même deux mois après le voyage. De retour d’une zone Zika (Amérique du sud et centrale), les femmes doivent éviter la grossesse pendant quelques semaines et les hommes doivent utiliser le préservatif pour ne pas contaminer une femme enceinte ou susceptible de l’être.
 


Conseil personnalisé avec MédecinDirect

Chaque personne est différente, chaque pays et chaque voyage a ses particularités : les conseils doivent être personnalisés. C’est ce que propose le service MédecinDirect : un dialogue avec un médecin spécialiste, en toute confidentialité. Informé de toutes les recommandations, des risques dans le monde, et des épidémies au jour le jour, ce médecin vous conseillera en direct sur les risques liés à votre voyage et les moyens de les éviter.

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Quelques sites à consulter pour préparer son voyage

Auteur : Docteur Blandine Esquerre


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